#10 Santé mentale, exil & diversités
(Re)penser l'accueil et le soin en situation multiculturelle

Sommaire

ÉDITO
Cedric Jamar

SANTÉ MENTALE ET MIGRATION(S)
De quoi parle-t-on ?
Barbara Mourin & Marichela Vargas

CE QUE NOUS APPRENNENT LES BÉBÉS POUR LA CLINIQUE TRANSCULTURELLE
Marie-Rose Moro

GENRE ET ORIGINES
Au cœur des enjeux de reconnaissance dans la démarche clinique
Audrey Heine

NAÎTRE EN EXIL
Un passage à hauts risques
Claire Mestre

DÉCONSTRUIRE L’HÉTÉROSEXISME ET L’EUROPÉOCENTRISME EN CONTEXTE D’ACCUEIL ET DE SOINS
Quelle place pour les personnes LGBTQI+ racisées dans nos institutions ?
Entretien avec Myriam Monheim

LE LIEN À L’ÉPREUVE DE L’EXIL
La reliance thérapeutique
Catherine De Geynst

L’IMPACT DE LA CRISE SANITAIRE SUR LA SANTÉ MENTALE DES MIGRANT·E·S EN BELGIQUE
Henrique Cerqueira Passos

Edito


Santé mentale, exil & diversités

(Re)penser l'accueil et le soin en situation multiculturelle

 

Quand on m’a proposé de collaborer à ce numéro de La Mauvaise Herbe, j’ai accepté sans hésiter. Sans trop savoir ce que j’allais bien pouvoir dire, j’ai en quelque sorte signé un chèque en blanc avec l’énergie et l’enthousiasme du jeune clinicien, ma pratique psychothérapeutique auprès de la Maison de Santé du Triangle (voisine et partenaire de l’Université populaire d’Anderlecht) ayant tout juste débuté. Partager un numéro avec des signatures aussi prestigieuses que celles qui ont été réunies ici est un exercice périlleux, à tout le moins intimidant. Enthousiasme, puis perplexité : qu’allais-je bien pouvoir écrire, avec quelle légitimité ? 

Tiens, et si nous partions de là ? 

Freud, déjà et encore, nous mettait en garde contre ce qu’il appelait le narcissisme des petites différences : cette idée (corroborée plus tard par Piaget) selon laquelle notre point de vue propre prévaut en toute circonstance, et que s’il est possible de nous en extraire pour en adopter ponctuellement d’autres, la chose n’est ni évidente ni définitivement acquise. Par ailleurs, dès lors qu’il y a distinction, séparation, différenciation : haine et peur émergent. La condition subjective – « la condition humaine » – est à ce prix. 

Une méconnaissance de ces phénomènes peut avoir des corollaires désastreux. La reconnaissance de leur poids est au coeur d’un mécanisme de doute aussi corrosif que nécessaire. Quelle peut encore être la légitimité 

d’un thérapeute cumulant les attributs (homme, blanc, hétéro de surcroît) que nos sociétés ont élevés au rang de privilèges, à s’emparer d’un sujet et d’une expérience que tout semble séparer de lui, à l’heure où toute différence vis-à-vis d’une norme patriarcale, occidentalocentriste et hétérosexiste – moribonde voire dépassée à son insu – fait l’objet d’une revendication identitaire forte, assumée, et légitime celle-là? Plus particulièrement ici : qu’ai-je de commun avec les personnes d’origines, de cultures et de langues différentes des miennes, qui sollicitent ou solliciteront mon accompagnement ? À quelles conditions ces petites et grandes différences peuvent-elles se muer en ferments pour que le réflexe narcissique, cet impondérable de l’interaction sociale (et donc du dispositif thérapeutique), laisse place à un nécessaire décentrement ? 

*** 

On connaît la ritournelle : There’s no place like home. Rien ne vaut le sentiment d’être chez soi. 

Que faire, si ce n’est fuir, lorsque ce sentiment de lien profond se trouve irréductiblement entamé ? C’est plus ou moins violemment privés de leurs racines que des millions de gens sont jetés sur les routes, au gré de vicissitudes géopolitiques ou naturelles. Cet arrachement est déjà en soi et à proprement parler un traumatisme : une profonde souffrance liée à l’éloignement du point d’origine (familial, culturel, géographique, etc.) vient se greffer sur celle, naturelle, qui est intrinsèque à la condition humaine. 

Mauvaise herbe

Le déplacement, ensuite, comporte son lot d’épreuves et de dangers. Les escales se prolongent parfois plusieurs années ; l’on trouve « refuge » en des campements de fortune où l’hygiène et la sécurité sont tout sauf une garantie. Nouvel environnement, nouvelle langue, et toujours, toujours cette image d’objet surnuméraire, de celle ou celui on dont ne veut rien savoir – si ce n’est la date de départ. Au traumatisme du déracinement s’ajoute ainsi celui de n’être plus désiré·e – voulu·e, voire juste accepté·e – où que ce soit. Un rejet qui peut aller jusqu’à des manifestations de violence active. Traumatisme encore, à la (re)découverte de ces sensations passées de banales à menaçantes, la faim ou le sommeil. Les périls se succèdent, se surajoutent, s’empilent. Et pour peu qu’on n’en dise rien, parce qu’il y a de la peur, de la honte, une crainte de ne pas être cru·e, parce que « ça ne se fait pas » ou parce que les mots manquent, ces expériences peuvent présenter des effets symptomatiques inter- voire trans-générationnels. 

Mais cela ne s’arrête pas là. Lorsque les sacs sont déposés, lorsqu’elles voient poindre l’espoir du repos et du ré-enracinement, les personnes en exil doivent justifier leur arrivée, témoigner de leur déroute. Au non-sens du conflit humain ou de la catastrophe « naturelle » qu’elles fuient s’articule l’absurdité, éminemment artificielle, d’une administration peu encline à l’empathie et à l’accueil. Les accords de migration entre pays ont tôt fait de laisser place à la frilosité, au rejet, au resserrement autour d’entités de plus en plus étroites et nombreuses. La Belgique n’est déjà plus assez petite pour unifier ses habitants – il faut parler des Flamands, des Wallons, des Bruxellois. Colorées par ce processus de morcellement identitaire, les politiques de l’accueil se muent progressivement en politiques de la suspicion. 

C’est qu’une place en Europe se mérite ! Pour prétendre à l’asile, il faut remplir certains critères, avoir de bonnes raisons. À cette étape du parcours, deux logiques, deux chronologies, deux modes de fonctionnement s’entrechoquent, et violemment encore. 

D’un côté, un vécu qui se laisse difficilement encercler par des signifiants communs, encore moins prononcés dans une langue qui n’est pas la sienne, et a fortiori face à un·e fonctionnaire dont la mission semble être de déceler l’incohérence, le trou, forcément signes de culpabilité et de mensonge. Il y a la fatigue, les traumatismes (du déracinement, de l’absence de toute personne familière, de la violence intrinsèque à tout changement majeur d’environnement) et puis ce qu’on pourrait appeler, en paraphrasant D. W. Winnicott, les préoccupations matérielles primaires (où dormir, comment se nourrir, quelles démarches entamer, etc.), qui ne favorisent en rien une verbalisation authentique des raisons de partir

De l’autre, la pression certainement sous-estimée d’une politique fort éloignée de toute considération thérapeutique, voire de vocation sociale au sens large, et dont l’appareil de tri s’apparente à la pratique de la chasse. L’asile est destiné à celles et ceux qui sont en danger dans le pays qu’iels fuient, et si l’on s’en tient au discours courant, peu de demandeur·euse·s ont le « privilège » de l’être vraiment. L’intolérance et la suspicion s’accrochent tant à ce qui sera dit qu’à ce qui restera tu. Dans cette affaire, le·a fonctionnaire en place doit se faire l’ambassadeur·rice convaincant·e auprès de sa hiérarchie, son ministère ; or, pour l’être, iel doit être en premier lieu convaincu·e. Comment convaincre quelqu’un de suspicieux quand on manque de mots, de confiance, et d’un minimum de tranquillité matérielle, voire la peur au ventre, ou juste le ventre vide ? Mais, surtout, et plus fondamentalement : pourquoi avoir à le faire? 

Tout dire pour éviter une lacune par essence coupable, et bien dire (avec les mots qui feront mouche auprès du/de la fonctionnaire en service, en dépit de toute sensibilité ou de toute pudeur) se font alors des efforts supplémentaires fort coûteux en ressources psychiques. Or, l’une des conditions d’émergence d’un discours sincère est certainement la confiance qui lui est accordée, au même titre que la sécurité du cadre d’écoute, et sa bienveillance (ou, à défaut de celle-ci, pourtant de stricte logique humaine, une bienveillante neutralité d’héritage analytique), toutes choses faisant régulièrement défaut dans les dispositifs d’examen dont il est question ici. 

Mauvaise herbe

Le traitement du dossier d’un·e fugitif·ve qui s’adresse à l’administration ad-hoc dépend en grande partie des dispositions de la personne qui s’en occupera. L’approche n’est pas à l’aide ni au soutien, mais se range du côté de l’épreuve, de l’obstacle. Naturellement, la chaîne de pression remonte bien en amont de l’espace d’entretien qui met face à face la·e fonctionnaire du Commissariat Général aux Réfugiés et la·e candidat·e à l’asile. Les directives (officielles et officieuses) trahissent un présupposé tenace : la plupart des demandeur·euse·s manipuleraient le récit de leur parcours et dissimuleraient des motivations équivoques. Se mettant au diapason d’un contexte politique qui n’est plus favorable à l’accueil ni à l’humanisme, la procédure d’asile finit par relayer la dialectique décomplexée des opinions xénophobes, selon laquelle les migrant·e·s viendraient tantôt voler notre travail, tantôt profiter avec paresse de notre système d’assistance sociale. 

There’s no place like home. La formule résonne à présent d’une manière bien moins romantique : il n’y a plus aucun endroit où je puisse me sentir comme chez moi. 

*** 

Dans ce contexte peu réjouissant, quelle peut être l’offre des accueillant·e·s, médecins, thérapeutes et interprètes confronté·e·s à l’expression d’une plainte, fût-elle strictement somatique ou administrative ? 

Et encore, face aux vécus traumatiques de l’exil, à quoi peuvent être réduites notre légitimité et notre expertise de soignant·e·s ? À moins d’avoir partagé cette souffrance, de l’avoir vécue dans sa chair, il n’en est aucune, si ce n’est celle de l’humilité. Je fais à ce titre bien volontiers miens les mots de Winnicott, en remerciant mes patient·e·s d’être celleux qui m’enseignent, bien plus que tout livre, tout papier, tout colloque. 

Ceci dit, ces derniers restent indispensables pour nourrir la « boîte à outil » du personnel de soin. Nous pourrons prendre la mesure de leur utilité à la lecture des articles qui suivent, dus à la plume d’acteur·rice·s de terrain et d’académiques qui portent un propos à mille lieues des discours courant sur les questions d’exil, de migration et de diversité. 

De diversité, il sera question non seulement par le thème de ce dossier, mais par la forme qu’il revêt plus généralement, les témoignages de terrain s’y mêlant aux analyses et aux prises de position circonstanciées. Cela reste l’ambition de La Mauvaise Herbe : faire dialoguer le terrain et le monde académique dans un même effort de thématisation, et en faire bénéficier un lectorat peu acquis aux codes de l’écriture scientifique. 

Les auteur·e·s qui ont accepté de laisser leur empreinte dans ce dossier nous livrent, à leur manière, ce qu’iels retiennent de leur expérience de travail en contact avec l’exil. Des témoignages riches et personnels, qui traduisent une pratique à chaque fois unique, empreinte de la singularité d’une rencontre entre deux sujets, d’un cadre de travail, d’un symptôme et d’un contexte, mais tout à la fois unie à ces autres pratiques en ce qu’elle met en jeu et considère le poids de la diversité et des identités culturelles dans la fabrique des vulnérabilités psychiques. 

Loin des clichés et des lieux communs, iels nous confrontent à un double constat. Premièrement, la grande complexité – qui est aussi une richesse – de la question des mouvements humains et de leurs conséquences (particulièrement lorsqu’ils sont contraints) ne peut se laisser circonscrire par des assertions sentencieuses. Deuxièmement : il est urgent de souligner à quel point l’ethnocentrisme du discours institutionnalisé sur les exilé·e·s (qu’il soit politique, médical, juridique ou encore médiatique) se charge d’une valeur performative, et peut de ce fait comporter des effets délétères. 

*** 

En guise d’introduction au numéro (p. 8-17), Barbara Mourin et Marichela Vargas égrènent les multiples facteurs qui interviennent dans la fragilisation des ressources psychiques de la personne migrante : le choc du déracinement et des traumatismes de l’exil, le défi des relations interculturelles, enfin la confrontation à la précarisation sociale et aux violences institutionnelles du pays d’accueil, lesquelles induisent l’assimilation à soi d’une identité défective – celle d’« inutiles au monde » ou de « catégories rebuts ». Elles tracent une conception du soin et de l’accueil qui pourrait servir de fil rouge à tout ce dossier : « les projets réellement opérants se trouvent à la croisée des chemins entre travail social, soutien thérapeutique et conscience politique. » 

Mauvaise herbe

Deux contributions du dossier abordent les questions de la naissance, la maternité et la parentalité en situation migratoire, et envisagent les conditions d’une adaptation des dispositifs de soin et de prévention aux vulnérabilités spécifiques des mères, pères et bébés de l’exil. Marie Rose Moro (p. 18-25) nous offre une synthèse de données anthropologiques et cliniques pour penser les effets de la diversité culturelle sur la parentalité ; elle identifie une série de leviers pour une redéfinition des soins entourant la période périnatale, en particulier le respect et l’intégration des représentations culturelles des parents au sein du cadre thérapeutique. Tout en identifiant les désordres psychiques susceptibles d’affecter les (futures) mères durant et après l’expérience de l’exil, Claire Mestre (p. 32-37) insiste sur l’importance d’ajuster le protocole des soins à une clinique traumatique complexe, et plaide elle aussi pour la réincorporation des savoir-faire culturels et familiaux à nos approches de la naissance. 

Audrey Heine (p. 26-31) et Myriam Monheim (p. 38-45) évoquent les défis particuliers que suppose la prise en charge de personnes subissant, en sus des discriminations liées à leur origine, d’autres formes de violence structurelles (liées à leur genre ou à leur orientation sexuelle). La première envisage la complexité des tensions et des ajustements identitaires vécus par les femmes en situation d’exil, et réinscrit les déficits de reconnaissance qu’elles endurent dans une double territorialité. La seconde retrace son parcours professionnel au contact des publics LGBT racisés, eux aussi confrontés à des fragilités très spécifiques – poids des loyautés communautaires, phénomènes d’exclusion sociale, etc. – et dénonce des résistances (réticences ?) propres aux institutions de soin et d’accueil de notre pays. L’une comme l’autre en appellent à l’adoption d’une posture intersectionnelle, et disent l’urgence de déconstruire ces phénomènes d’inégalités et d’exclusions multiples, en consacrant dans le cadre du soin un espace-temps où ces violences peuvent être dévoilées, reconnues, voire dénoncées. 

Catherine De Geynst (p. 46-50) conçoit l’impact de l’exil en termes de déliances : déliance du corps et du psychisme, du sujet à son environnement, au groupe familial ou encore au corps soignant (cette dernière 

« cassure » s’avérant souvent réciproque). Elle place, face à l’expérience de cette rupture, l’idéal d’une reliance thérapeutique : un accompagnement basé sur la construction d’un lien engagé et authentique avec la personne en souffrance. 

Pour refermer un dossier qui paraît dans un contexte si particulier, Henrique Cerqueira Passos (p. 51-53) ébauche une réflexion sur l’impact que pourrait avoir la pandémie sur la santé mentale des migrant·e·s en Belgique. Tout en rappelant que le statut socio-juridique vient s’ajouter aux facteurs bien connus (l’âge, l’état de santé) par lesquels la maladie discrimine, il souligne quelques effets paradoxaux de la crise sanitaire et nous quitte sur l’espoir qu’elle provoque une remise en cause de nos modes de faire et de concevoir l’accueil. 

*** 

La lecture de ces articles me laisse dans son sillage des émotions fort peu compatibles. 

Peu de place laissée à l’imagination quant au vécu de celles et ceux que les auteur·e·s rencontrent dans leur pratique : malgré un usage de l’euphémisme qui les honore, les histoires qu’iels relaient laissent peu de place au doute. Face aux épreuves du parcours d’accueil et aux décisions de refus, le désespoir, la colère et la tristesse se mêlent à l’incompréhension, tissant un (mince) fil d’expérience commune avec les personnes que nous rencontrons : c’est autour de ce vécu conjoint que pourra se structurer un début d’accompagnement thérapeutique. 

Colère, tristesse, oui, mais aussi un soubresaut de joie : les initiatives existent et font parler d’elles, des professionnel·le·s se consacrent à l’accompagnement de celles et ceux qui, sous nos latitudes, sont tant destiné·e·s au rejet. 

*** 

Comment un·e jeune thérapeute peut-il se nourrir de ces réflexions, témoignages et impasses qui se font autant enseignement qu’appât à la curiosité ? Comment installer et développer une clinique prête non seulement à accueillir mais à considérer cette diversité culturelle comme un levier de travail thérapeutique ? 

Mauvaise herbe

Comment inviter, comment honorer la diversité culturelle dans les murs d’une maison médicale qui choisit de s’implanter dans un environnement socialement défavorisé, et d’assumer sa vocation sociale face à un voisinage parfois hostile, souvent réticent1

Au fond, tout projet d’accompagnement s’origine dans les besoins auxquels il se frotte. À la Maison de Santé du Triangle, en plus des consultations médicales, kinésithérapiques et ostéopathiques, et du travail infirmier, nous proposons une consultation psychothérapeutique avec une sensibilité à la diversité culturelle. À l’examen inquisiteur, nous voulons opposer la liberté inconditionnelle de la parole. À la suspicion envers ce qui est exprimé, nous répondons par la confiance. Aux dérobades institutionnelles, nous substituons la solidité d’un cadre thérapeutique adéquat, conscient de son engagement politique. À la répression et à l’isolement, l’accueil et la rencontre. 

Voici les pistes que je voudrais poursuivre en tant que psychothérapeute de la Maison de Santé du Triangle : 

Consultation individuelle 

En stricte opposition à l’urgence de la fuite, de l’évasion, de la dissimulation : le temps individuel, un espace ouvert, bienveillant et non-jugeant, au sein duquel le sujet peut advenir, par la parole. C’est à la condition – somme toute bien maigre compte tenu des enjeux – d’un lent apprivoisement que ce travail d’élaboration peut avoir lieu. 

Groupes de parole 

Un outil de rencontre, de ressource sociale et de création de liens, à destination du public de la Maison de Santé et de l’UPA. L’occasion de travailler en collectif les difficultés et accrocs d’un quotidien dans lequel la dimension de différence culturelle reste fort sensible. 

Recherche 

Un travail théorique de recherche et d’écriture sur la dimension multiculturelle de notre public. L’organisation de conférences et de rencontres inter-institutionnelles. 

Tout ceci ne se concrétisera pas en un jour. Comment se sont débrouillé·e·s celles et ceux qui se sont installé·e·s durablement en Belgique ? Que peut retirer le travail thérapeutique d’une attention portée à la diversité culturelle ? Et en retour, comment cette attention portée à la diversité peut-elle s’affiner par les apports du travail thérapeutique ? 

J’en parlerai peut-être une prochaine fois.* 

1. Les sociologues anglo-saxons ont un terme pour désigner ce phénomène : NIMBY, pour not in my backyard (pas dans mon arrière-cour). 

* Je tiens à remercier Florence Huybrechts pour sa précieuse relecture.

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